Pablo Escobar a été certainement le plus puissant, en tout cas le plus craint et le plus recherché, de toute l'Amérique du Sud, à la fin des années 80. Dès son plus jeune âge, à Medellin, en Colombie, il a participé à différents vols, avant d'être contacté par des nord-américains pour organiser un trafic de stupéfiants. La cocaïne deviendra la spécialité d'Escobar, l'assise de son argent et de son pouvoir : ce trafic lucratif lui aurait rapporté quatre milliards de dollars, une somme pharaonique dans un pays aussi défavorisé. A 35 ans, Escobar a déjà une des plus grandes organisations criminelles du pays sous sa poupe et veut encore plus de pouvoir : il est élu au parlement colombien en 1982. Il distribue sa fortune dans les favelas, fait construire des écoles, des routes et des hôpitaux. Il devient l'idole du peuple, le self-made-man de Medellin, seulement voilà, Escobar est un criminel notoire, un des plus violents que le XXe est connu. Le « roi de la coc' » a fait exécuté des centaines d'hommes influents et puissants, qu'ils soient juges, journalistes ou politiques (trois candidats à la présidence de la Colombie sont assassinés en 1989), et des milliers de morts sont a déplorés lors du « règne » de Pablo sur le cartel de Medellin. Le petit pauvre devenu narcotrafiquant tout-puissant dérange le pouvoir américain. Le président Georges Bush Sr. Lance l'opération Heavy Shadow (ombre pesante) en 1990. Des centaines de millions de dollars sont dépensés, le FBI, la CIA et la DEA sont sur les rangs, Escobar est traqué. Les bosses du cartel de Cali sentent le vent tourner et recherchent le « parrain » de Medellin pour l'exécuter et ainsi récupérer son business juteux. Mais les agents fédéraux américains mettent les premiers la main sur Escobar, dans un hôtel, le 2 Décembre 1993. Il n'avait que 44 ans mais jamais un homme ne s'était autant élevé au-dessus de sa condition, Escobar reste le symbole de la puissance acquise dans une Amérique Latine minée par la pauvreté et la violence. Le trafic de cocaïne reste important, et même omniprésent en Colombie, premier fournisseur des Etats-Unis, malgré l'exécution du « roi de la coc' ».
Maxime